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Réseau œcuménique justice et paix |
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Agir et réfléchir ensemble pour qu'un autre monde soit possible |
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Du Réseau québécois sur le Jubilé au Réseau œcuménique justice et paixDu Réseau québécois sur le jubilé.... C’est en décembre 1997, lors d’une rencontre avec la coalition œcuménique de Toronto et Sergio Torres, prêtre chilien, du projet Amerindia que plusieurs groupes ont décidé de former le Réseau québécois sur le jubilé. Ce réseau comprend plus de 25 groupes chrétiens dont des représentants de l’Église unie et de l’Église anglicane. Parmi les membres, on compte : Développement et Paix, l’Entraide missionnaire, Pastorale sociale du diocèse de Montréal et de Valleyfield, Jeunesse du Monde, le Centre Wampum, le Centre Justice et Foi, etc. Profitant de la conjoncture du changement de millénaire et de la proclamation de la période du Jubilé pour faire la promotion d’une perspective théologique et spirituelle qui place l’engagement pour la justice au coeur même de la foi chrétienne, le réseau s’est donné des rencontres régulières afin de s’approprier la démarche et l’esprit du jubilé tout en gardant des liens étroits avec la Coalition œcuménique anglophone de Toronto. Le Réseau québécois sur le Jubilé entreprend de faire un dépliant expliquant le sens du jubilé et de traduire « L’énoncé de vision » en français (32 pages). Un autre petit feuillet circule pour faire connaître le Réseau québécois sur le Jubilé. Développement et Paix assume les coûts de production des outils et la diffusion large passe par différents réseaux grâce aux membres actifs du Réseau québécois sur le Jubilé. Les trois axes du Jubilé :
1998 Première prescription du jubilé
La première année « Libérez les captifs » a été axée sur la remise de la dette par la pétition demandant l’annulation de la dette des pays les plus pauvres. Chaque organisme a intégré à ses programmes cette grande campagne internationale dans la perspective du Jubilé. ... « on a clairement établi le lien entre la première prescription du jubilé « libérez les captifs » et la signature de la pétition pour « libérer les peuples les plus appauvris de la dette dont ils n’avaient jamais profité et qu’ils avaient déjà remboursée en intérêts au prix d’une vie d’esclaves, sans pourtant en avoir éteint le capital. ». Un des membres du Réseau écrit : « La campagne pour faire signer la pétition en vue d’annuler les dettes des pays pauvres extrêmement endettés fut une grande réussite. La pétition présentée à Cologne aux grands décideurs politiques et économiques du G8 portait 17 millions de signatures! »1 En collaboration avec le Centre Justice et Foi, des membres du réseau travaillent au dossier Jubilé 2000 : Pour refaire un monde » publié dans la Revue Relation de décembre 1999.
1999 Deuxième prescription du jubilé
En mars 1999, pour rendre compte de la seconde dimension du jubilé, un feuillet « Redistribuer la richesse » fait une présentation de la prescription jubilaire de la richesse en lien avec différents lieux sociaux où se joue cet enjeu et auxquels les destinataires du document sont invités à se joindre. Plus de 30 000 copies sont distribuées dans les paroisses, les communautés religieuses et les groupes chrétiens. De même, un article de Michel Beaudin « Qu’il n’y ait donc pas de pauvre chez toi » est distribué à 30 000 exemplaires grâce à la collaboration de la revue Missions étrangères.
En octobre 1999, une représentante du réseau québécois sur le Jubilé participe aux travaux préparatoires au Congrès de Toronto : « Visions et pratiques du Jubilé et espoirs bibliques ». Dix membres du Réseau québécois sur le jubilé participeront à ce Congrès en mai 2000. En janvier 2000, lors de la « Soirée de la mouvance sociale », Raymond Levac a représenté à la fois Développement et Paix et le Réseau québécois sur le jubilé et a illustré que la Marche mondiale des femmes et la Campagne sur l’élimination de la pauvreté s’inscrivent dans la 2e prescription du jubilé. En février 2000, un membre a représenté le Réseau à la rencontre d’Amerindia au Guatemala. 2000 Troisième prescription du jubilé
Pour la 3e fois, un feuillet de sensibilisation est pensée, discutée et produit par le Réseau concernant la 3e prescription du jubilé (voir feuillet). Intitulé « Le Repos de la terre » et reprenant le principe de lier la prescription au travail des groupes d’ici. De plus, un autre texte « La terre et le travail au service de la vie » est publié à 30 000 exemplaires en collaboration avec la revue Missions étrangères. Ce texte est aussi traduit en anglais.
Les membres reçoivent une formation de ARC (Aboriginal Rights Coalition) et font la promotion de la campagne « Droits territoriaux, relations équitables » par la pétition dans leurs réseaux. En mars 2000, les membres du Réseau rencontrent pour la 2e fois, Sergio Torres, prêtre chilien, travaillant avec le Centre oecuménique de Medelin, à l’origine de l’association des théologiens du Tiers-Monde et coordonnateur d’Amerindia. ... au Réseau oecuménique justice et paix Suite à l’expérience positive de concertation vécue au sein du Réseau québécois sur le Jubilé et après un sondage auprès des membres, il a été décidé de travailler à la mise en place d’une coalition oecuménique francophone de groupes chrétiens engagés pour la justice qui aurait les grandes orientations suivantes :
Le 23 janvier 2002 à Montréal, plus de 35 groupes chrétiens confirment que le Réseau doit être un lieu de concertation, de réflexion et d’échange avec une structure souple tout en soutenant l’engagement plus large des groupes chrétiens travaillant à la justice, à la paix et à l’intégrité de la création. Le Réseau ne veut pas se superposer aux groupes existants mais être à leur service en favorisant un réseautage à la fois souple et efficace. Il se situe dans la mouvance du jubilé biblique.
1. Brian McDonough, « Bilan d’une pastorale sociale qui a célébré le Jubilé en voulant renouveler le monde », paru dans Prêtres et pasteur.
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